L’Alysson du Rhône, endémique de la Costière rhodanienne, dans son habitat.
Cette sortie avait pour objectif de découvrir l’Alysson du Rhône pour certains et de préciser l’environnement végétal de ce taxon.
Jeudi 7 mai Bruno, Mireille, Anne-Marie B, Marie-Claire P. Isabelle et Jean-Jacques se retrouvaient à proximité immédiate du petit hameau de Cance, sur la Costière rhodanienne dominant la rivière Cance, affluent de rive droite du Rhône.
Il s’agissait bien sûr de faire connaissance, pour certains, avec cet Alysson… mais aussi de découvrir un cortège de plantes assez inhabituelles pour des Ligériens car très marqué par les influences méditerranéennes.
Ci-dessous, classée ordre alphabétique, figure la liste des taxons rencontrés et accompagnant l’Alysson du Rhône.
Agréable journée ensoleillée sur les coteaux dominant la vallée du Rhône.
Vallée de l’Ance, affluent de rive droite du Rhône où l’on peut observer les vignes en pied de coteaux. Par leur extension, celles-ci menacent l’existence de l’Alysson du Rhône. Un plan national d’actions en faveur de l’Alysson du Rhône a été institué, piloté par le CBNMC. Il vise à préserver ce taxon en développant le dialogue avec les viticulteurs et les communes concernés.
Alyssum rhodanense Jord. & Fourr. ou Alysson du Rhône. Notre visite sur site s’est déroulée un peu tardivement par rapport à la pleine floraison et les pieds montraient une fructification déjà bien avancée.
Alyssum rhodanense Jord. & Fourr. ou Alysson du Rhône. Ses fleurs sont de couleur jaune vif et les pétales sont émarginés à leur extrémité.
Alyssum rhodanense Jord. & Fourr. ou Alysson du Rhône. Les grappes de fruits portent plus de 20 silicules portant un style long (1,2-4,7mm).
Alyssum rhodanense Jord. & Fourr. ou Alysson du Rhône. Ses feuilles caulinaires portent des poils étoilés : 8-22 poils étoilés disposant de 9-16 branches par mm2 à la face inférieure. Ceux-ci donnent un aspect vert-grisâtre.
Anthericum liliago L. ou Anthéricum à fleurs de lis. Plante vivace de 20-60 cm, glabre, à fibres radicales cylindriques, tige dressée, cylindrique, simple ou à 1-2 rameaux dressés feuilles linéaires, planes ou canaliculées, égalant presque la tige, fleurs blanches, en grappe simple longue et lâche. Se rencontre sur les côteaux et pâturages secs, dans presque toute la France
Asplenium septentrionale (L.) Hoffm. ou Doradille du Nord. Plante dont les feuilles sont d’un vert sombre, à pétiole bien plus long que le limbe, brun tout à la base, puis vert jusqu’au sommet du rachis. Le limbe est court, réduit à 2-5 segments linéaires étroits, allongés, très aigus, entiers ou incisés-dentés à dents en alêne et bifurquées au sommet. Rochers siliceux, surtout des montagnes.
Carduus nigrescens subsp. vivariensis (Jord.) Bonnier & Layens ou Chardon du Vivarais. La tige et les feuilles sont aranéeuses, donnant une couleur grisâtre à noirâtre à l’ensemble de la plante (nigrescens). La sous-espèce vivariensis est plus grêle, à capitules plus petits, bractées plus courtes et tiges généralement dénudées sous les capitules.
Celtis australis L. ou Micocoulier de Provence. Arbre de 5-25 mètres à jeunes rameaux grêles et flexibles. Les feuilles sont alternes, pétiolées, ovales-lancéolées, acuminées, simplement dentées, nervées, à base inégale, rudes, pubescentes. Haies et côteaux, dans le Midi et le Sud-Ouest. Remonte la vallée du Rhône jusqu’à Vienne.
Cota tinctoria (L.) J.Gay ex Guss. ou Anthémis des teinturiers. Hémiligules jaunes ou manquantes, souvent <7mm de long. Les feuilles sont couvertes d’une pilosité rase blanchâtre. Ces dernières sont très découpées et évoquent celles d’une achillée. Se rencontre en Provence et remonte jusqu’à Annonay et Briançon.
Cystus salviifolius L. ou Ciste à feuilles de sauge. Sous-arbrisseau de 30-80 cm, peu odorant, vert. Feuilles courtement pétiolées, ovales ou oblongues, tomenteuses et fleurs de 4-5 cm, blanches, 1-4 au sommet de pédoncules axillaires penchés avant la floraison
Foeniculum vulgare Mill. ou Fenouil commun. Il se reconnaît facilement à l’odeur qu’il dégage ainsi qu’à sa grande taille. Segments foliaires ultimes longs et étroits.
Hylotelephium maximum (L.) Holub ou Grand Orpin. Ses feuilles sont sessiles, ovales ou arrondies, en cœur à la base embrassant un peu la tige, planes, longues de 2-4 cm, opposées ou ternées. 30-60 cm, la tige est très robuste, glabre, à souche épaisse. Rochers et bois des montagnes siliceuses.
Juniperus oxycedrus L. ou Genévrier cade au sens large. Arbrisseau ou arbuste dressé de 1-8 mètres, à bourgeons écailleux, feuilles très étalées, verticillées par 3 et disposées sur 6 rangs, toutes linéaires en alêne à pointe fine et piquante, articulées, non décurrentes, marquées de 2 sillons blanchâtres séparées par la nervure médiane en dessus, à carène obtuse et non sillonnées en dessous. Côteaux arides du Midi jusqu’en Ardèche et Drôme.
Lathyrus cicera L. ou Gesse garosse ou encore Gesse chiche. Plante annuelle de 20-60 cm, glabre, tiges étroitement ailées, ainsi que les pétioles, feuilles à 1 paire de folioles lancéolées ou linéaires, aiguës, vrilles rameuses, stipules lancéolées, égalant le pétiole. Ses fleurs rougeâtres sont assez grandes (10-13 mm), solitaires sur des pédoncules plus longs que le pétiole et plus courts que la feuille, le calice a des dents plus longues que le tube. La corolle est 1 fois plus longue que le calice,
Lathyrus cicera L. ou Gesse garosse ou encore Gesse chiche. Les gousses mesurent 3-4 cm sur 8-10 mm, oblongues-comprimées, glabres, largement canaliculées et à 2 rebords courts et non ailés sur le dos
Misopates orontium (L.) Raf. ou Muflier des champs. Plante annuelle de 20-50 cm, plus ou moins velue, à racine grêle, tige dressée, simple ou rameuse, glanduleuse dans le haut, feuilles opposées ou alternes, glabres ou poilues, lancéolées ou linéaires, atténuées en court pétiole, entières, noircissant par la dessiccation.
Misopates orontium (L.) Raf. ou Muflier des champs. Fleurs roses à palais jaunâtre, assez petites, axillaires, solitaires, subsessiles, isolées ou en grappe spiciforme interrompue et feuillée. Lieux cultivés et sablonneux, clans toute la France.
Orlaya grandiflora (L.) Hoffm. ou Caucalis à grandes fleurs. Ses fleurs blanches très caractéristiques par celles de la circonférence à pétales 7-8 fois plus grands. Ombelles à 5-8 rayons presque égaux. Champs calcaires et argileux, çà et là dans presque toute la France
Orlaya grandiflora (L.) Hoffm. ou Caucalis à grandes fleurs. Styles bien plus longs que le stylopode discoïde
Osyris alba L. ou Osyris blanc ou encore Rouvet blanc. Fleurs dioïques, jaunâtres, odorantes, les mâles nombreuses, pédicellées, réunies en petites faisceaux latéraux formant d’étroites et longues panicules nues ou peu feuillées, les femelles solitaires et sessiles au sommet de ramuscules assez longs et feuilles Périanthe à 3 lobes triangulaires, charnus, alternant avec les 3 lobes d’un disque épigyne, 3 étamines, 3 stigmates, drupe peu charnue, grosse et globuleuse comme un pois, à la fin rouge.
Osyris alba L. ou Osyris blanc ou encore Rouvet blanc. Sous-arbrisseau de 40 cm à 1 mètre, glabre et vert, très rameux, à rameaux dressés, effilés, grêles, anguleux, feuilles persistantes, coriaces, linéaires-lancéolées, aiguës, uninervées.
Papaver dubium L. ou Pavot douteux ou encore Coquelicot douteux. Pédoncules très longs, à poils appliqués, fleurs d’un rouge vif, assez grandes, filets des étamines filiformes, anthères violacées. Lieux incultes et cultivés, moissons, dans toute la France.
Pistacia terebinthus L. ou Pistachier térébinthe. Arbrisseau de 2 à 3 mètres, à odeur résineuse très prononcée. Feuilles caduques, imparipennées, à 5-14 folioles grandes, ovales ou elliptiques-lancéolées, obtuses, mucronulées, un peu coriaces, luisantes en dessus, mates et pâles en dessous, pétiole non ailé. Fleurs en grappes composées, latérales, naissant sur les jeunes rameaux de l’année précédente, en dessous des feuilles et presque aussi longues qu’elles, pédicelles courts, fruit assez petit, subglobuleux, apiculé, rouge, puis brun à la maturité. Rochers et côteaux de tout le Midi, jusque dans la Savoie, l’Ain, la Loire, la Lozère, l’Aveyron, le Lot, la Dordogne et la Corrèze.
Plantago holosteum Scop. ou Plantain holostée ou encore Plantain à feuilles carénées. Se caractérise par des feuilles majoritairement <1,5 mm de large, souples, nettement carénées à la face inférieure. Pousse sur silice ou dalles granitiques ou schisteuses. Sud Bretagne, Centre, Sud-Ouest, Midi large jusqu’au Rhône.
Sorbus domestica L. ou Sorbier ou encore Cormier. Le cormier ressemble beaucoup au Sorbier des Oiseleurs. Ses feuilles sont dentées sur les deux tiers supérieurs, contrairement à celles du sorbier qui le sont complètement, pubescentes-tomenteuses en dessous, à la fin glabres Ses grosses grappes de fleurs blanches produisent des fruits ressemblant à de petites poires, les cormes. Ces fruits sont comestibles et peuvent être distillés.
Sorbus domestica L. ou Sorbier ou encore Cormier. Ses feuilles sont dentées sur les deux tiers supérieurs, contrairement à celles du sorbier qui le sont complètement, pubescentes-tomenteuses en dessous, à la fin glabres
Thesium humifusum subsp. divaricatum (Jan ex Mert. & W.D.J.Koch) Bonnier & Layens ou Thésium divariqué. Plante vivace de 20-50 cm, glabre, à souche épaisse et ligneuse. Tiges dressées ou ascendantes, raides, striées-anguleuses, très rameuses. Feuilles linéaires, larges de 1-2 mm, uninervées, fleurs en panicule pyramidale large, à rameaux longs, divariqués, lisses, pluriflores, périanthe fructifère 3 fois plus court que le fruit, à 5 lobes, 5 étamines. Fruit petit, oblong, finement strié, 2-3 fois plus long que son pédicelle.
Thesium humifusum subsp. divaricatum (Jan ex Mert. & W.D.J.Koch) Bonnier & Layens ou Thésium divariqué. Plante vivace de 20-50 cm, glabre, à souche épaisse et ligneuse. Tiges dressées ou ascendantes, raides, striées-anguleuses, très rameuses. Feuilles linéaires, larges de 1-2 mm, uninervées, fleurs en panicule pyramidale large, à rameaux longs, divariqués, lisses, pluriflores, périanthe fructifère 3 fois plus court que le fruit, à 5 lobes, 5 étamines. Fruit petit, oblong, finement strié, 2-3 fois plus long que son pédicelle.
Torilis arvensis (Huds.) Link ou Torilis des champs. Les Torilis se reconnaissent au fait que les cotes secondaires des fruits sont toutes transformées en aiguillons (versus ailes transparentes), que les fruits sont <2,5 mm de large. Torilis arvensis dispose d’ombelles terminales et non latérales, majoritairement à plus de 3 rayons
Torilis arvensis (Huds.) Link ou Torilis des champs. Les feuilles sont finement divisées, triangulaires en contour, avec des segments étroits et dentés, donnant un aspect plumeux caractéristique. Native d’Europe et d’Asie occidentale, elle colonise naturellement les champs cultivés, les jachères et les terrains rudéralisés.
Vicia hybrida L. ou Vesce bâtarde. Plante annuelle de 20-50 cm, velue-hérissée, grimpante. Ses feuilles ont 4-8 paires de folioles obovales ou oblongues, tronquées ou échancrées, vrilles rameuses.
Vicia hybrida L. ou Vesce bâtarde. Fleurs jaunâtres, grandes, axillaires, solitaires, subsessiles, calice hérissé, en cloche, à dents peu inégales, dressées, plus courtes que le tube, étendard velu en dehors jusqu’à la base