1997 Mont-Cenis

De retour au Mont-Cenis, du 12 au 14 juillet ; 6 participants

De nouveau le Mont-Cenis est inscrit au programme de cette année. En effet Camille Granger, un de nos adhérents, désire y voir Saponaria lutea. Pas de problème, chaque nouvelle herborisation en ce lieu, permet toujours d’y découvrir des espèces que nous n’avions pas vues lors des balades botaniques précédentes.

Le 12 juillet, donc, nous partons de Saint-Etienne, accompagnés de Lilia Rivon. Entre Bramans et Sollières, arrêt pique-nique avec vue sur monts enneigés et glaciers suspendus. Le léger repas terminé, une mini-herborisation nous livre Astragalus onobrychis, Oxytropis campestris, Veronica spicata et la rare Stipa capillata. A 13 h 30, au lieu de rendez-vous, nous retrouvons Camille G. , une fleurette bleue à la main, Sisyrinchium bermudiana, sans doute échappée de jardin. Mais allons vite à la Pyramide où nous devons à 14 heures, retrouver André et Jeannine Oddos de Grenoble. Avec eux, tout droit à travers les prairies, rude grimpée pour rejoindre le vallon de Ronche et cueillir quelques brins de génépi des glaciers. Découverte de plantes que nous n’avions pas notées en 1993 telles Petrocallis pyrenaica, Androsace obtusifolia, Erysimum helveticum, Kobresia myosuroides. Retour, puis à l’hôtel nous dégustons un pantagruélique repas. De la très longue liste des plantes relevées, en voici quelques-unes : Ajuga pyramidalis, Androsace carnea, Astragalus alpinus, danicus et foetidus, Bupleurum ranunculoides, Cerastium arvense subsp strictum, Dianthus pavonius, Gentiana cruciata, nivalis, punctata, verna, Geum montanum, Minuartia recurva, Oxytropis campestris et gaudinii, Rosa alpina, Sagina glabra, Saxifraga muscoides et retusa, Trisetum distichophyllum, Valeriana tripteris, Veronica fruticans et bien d’autres.

Astragalus onobrychis
Oxytropis campestris
Veronica spicata
Sisyrinchium angustifolium ex-bermudianum
La Pyramide du Mt-Cenis
Fort de Ronce
Genipi glacialis
Petrocallis pyrenaica
Ajuga pyramidalis
Androsace carnea
Cerastium arvense subsp strictum
Dianthus pavonius
Gentiana punctata
Oxytropis helvetica ex gaudinii
Rosa alpina
Sagina glabra
Valeriana tripteris
Veronica fruticans

Le lendemain, le 13/07, montée au-delà du mur du barrage, pour l’importante station de Saponaria lutea que nous a indiquée nos amis Armand et Jeannine Gauna. En outre découverte d’une potentille que nous ne verrons plus jamais, Potentilla multifida et d’une rhinanthe sur le nom de laquelle nous ne sommes pas d’accord et que finalement nous nommerons Rhinanthus alectorolopus subsp facchinii, rare endémique du Mont Cenis, mais actuellement sous-espèce non valide. L’après-midi, Camille G. tient à aller prospecter une sente tortueuse que lui a montrée, de loin, le Père Fritsch, et où se trouverait le nard celtique qu’il désire voir. Nous tentons de l’en dissuader, mais rien à faire, il ne veut renoncer. Nous l’accompagnons donc, mais comme nous le supposions, Valeriana celtica est introuvable. Voici, en fin de journée, un extrait de la liste qui, outre les espèces citées ci-dessus, en inclut d’autres très nombreuses encore : Achillea nana, Adenostyles glabra, Alnus viridis, Alyssum montanum, Aspidium lonchytis, Athamanta cretensis, Cardamine resedifolia, Carduus defloratus, Daphne mezereum, Doronicum grandiflorum, Euphrasia salisburgensis, Gentiana brachyphylla, Homogyne alpina, Hutchinsia alpina, Juncus trifidus, Luzula lutea et alpinopilosa, Peucedanum osthrutium, Saxifraga exarata et rotundifolia, etc.

Sainte Croix
Du fort de Variselle à Crève-Coeur
Fort de Variselle et Crève-coeur
Saponaria lutea
Saponaria lutea
Potentilla multifida
Piste du lac à emprunter pour la recherche de Valeriana celtica
Achillea nana
Alyssum montanum
Athamanta cretensis
Cardamine resedifolia
Carduus defloratus
Homogyne alpina
Juncus trifidus
Luzula lutea
Peucedanum ostruthium
Saxifraga rotundifolia

Aujourd’hui, 14 juillet, nos amis André et Jeannine Oddos, nous proposent de nous faire découvrir Saint-Pierre d’Extravache. Toutefois, Camille Granger désirant prospecter la zone marécageuse proche de notre hôtel, ne se joint pas à nous. Nous sommes donc cinq à prendre la route de Saint-Pierre. Pour cela, il nous faut à Bramans, emprunter une voie en cul de sac, longeant de plus ou moins près le ruisseau d’Ambin. De l’autre côté du cours d’eau, des pans entiers se sont détachés de la paroi montagneuse. De jolies petites chapelles, (c’est certes plus agréable à voir), jalonnent la route. Mais celle de Saint-Pierre, elle, est en-dehors et il est déconseillé de l’atteindre en voiture. Nous grimpons donc à pied ce qui nous permet d’effectuer le relevé d’espèces prairiales d’altitude puisque nous sommes là entre 1600 et 1700 m. Au retour, nous nous restaurons sur des bancs agréablement situés, puis se sont les adieux. Tous trois nous continuons jusqu’à la Fesse du Haut où dans ses parages Lychnis flos-jovis forme des étendues d’un rose carmin du plus bel effet. Le chemin devenu trop mauvais nous oblige à faire demi-tour. C’est alors que nous apercevons des ronds de sorcière avec, tout d’abord Suillus grevillei puis un peu plus loin avec Suillus viscidus. Là nous décidons de prendre le chemin du retour. Et comme toujours vous allez trouver un relevé succinct des espèces observées : Astrantia major, Calamintha alpina, Centaurea uniflora, Chaerophyllum aureum, Erucastrum nasturtiifolium, Gentiana lutea, Hypochoeris uniflora, Larix decidua, Ligusticum mutellina, Phyteuma orbiculare, Polygonum vivipare, Potentilla grandiflora, Rosa pimpinellifolia, Rubus saxatilis, Silene nutans, Sorbus mougeotii, Stachys pradica.

De la route de St-Pierre d’Extravache : éboulements
En allant à Saint-Pierre d’Extravache
Statue de la Vierge en bord de route de St-Pierre d’Extravache
Astrantia major
Bupleurum ranunculoides
Campanula latifolia
Centaurea uniflora
Gentiana lutea
Larix decidua
Phyteuma orbiculare
Rubus saxatilis
Eglise St-Pierre d’Extravache
Lychnis flos jovis

(suite)